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Karnak

Le Temple d’Amon-Rê

Egypte

Karnak - Le Temple d'Amon-Rê

Le complexe religieux de Karnak — appelé temple de Karnak ou tout simplement Karnak— comprend un vaste ensemble de ruines de temples, chapelles, pylônes, et d’autres bâtiments situés au nord de Thèbes, aujourd’hui la ville de Louxo1, en Égypte, sur la rive Est du Nil.

Le complexe de Karnak, reconstruit et développé pendant plus de 2 000 ans par les pharaons successifs, de Sésostris Ier au Moyen Empire à l’époque ptolémaïque, s’étend sur plus de 2 km2, et est composé de trois enceintes. Il est le plus grand complexe religieux de toute l’Antiquité.

Le Temple d'Amon-Rê

Le complexe religieux de Karnak — appelé temple de Karnak ou tout simplement Karnak— comprend un vaste ensemble de ruines de temples, chapelles, pylônes, et d’autres bâtiments situés au nord de Thèbes, aujourd’hui la ville de Louxo1, en Égypte, sur la rive Est du Nil.
Le complexe de Karnak, reconstruit et développé pendant plus de 2 000 ans par les pharaons successifs, de Sésostris Ier au Moyen Empire à l’époque ptolémaïque, s’étend sur plus de 2 km2, et est composé de trois enceintes. Il est le plus grand complexe religieux de toute l’Antiquité.
Temple le plus important de la XVIIIème dynastie, il était consacré à la triade thébaine avec à sa tête le dieu Amon-Rê. Le complexe était relié au temple de Louxor par l’allée des sphinx de près de trois kilomètres de long.
Site touristique, il est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979. Seule l’enceinte d’Amon peut être visitée. Le site fait l’objet de fouilles conduites dès le XIXème siècle par des archéologues français, organisés depuis 1967 au sein du Centre franco-égyptien d’étude des temples de Karnak (CFEETK). Les découvertes continuent à être nombreuses.
La construction du complexe de Karnak s’est étalée sur plus de deux millénaires avec une succession de construction, de modification, de rajouts, de destructions, de remaniements, etc. qui en fit le centre religieux le plus étendu de l’Égypte antique.
Devant l’entrée occidentale de l’enceinte d’Amon-Rê s’étendait un bassin relié au Nil par un canal artificiel. C’était la voie processionnelle qu’empruntait la barque d’apparat de la triade thébaine d’Amon, Mout et Khonsou lorsqu’ils se rendaient au temple d’Amon de Louxor lors de la fête d’Opet.
L’enceinte dédiée à Amon-Rê se situe, à Karnak, au centre par rapport aux deux autres enceintes sacrées, l’une dédiée à Montou (au Nord), l’autre dédiée Mout (au Sud). Dans l’enceinte d’Amon, le grand temple échelonne ses dix pylônes sur deux axes : l’axe principal, Ouest-Est, à six pylônes, et un axe secondaire, Nord-Sud, à quatre pylônes.
Rappelons qu’un pylône, dans l’architecture de l’Égypte antique, est une porte monumentale. Deux tours à base rectangulaire reliées par un linteau offrent, sous le linteau, un passage, ainsi dramatisé par le caractère massif de cet édifice.
Le temple d’Amon se déploie sur un axe est-ouest, perpendiculairement au Nil, auquel il était jadis relié par un canal de dérivation et un bassin artificiel. Les fouilles récentes ont permis de mettre au jour le débarcadère qui servait à l’accostage des barques et navires remorqueurs pour les grandes cérémonies annuelles où le vaisseau d’Amon, la Puissante de proue, remontait le Nil pour rejoindre le temple de Louxor lors de la fête d’Opet. De part et d’autre de la tribune du débarcadère se dressait une paire de petits obélisques datant de Séthi II, dont l’un est toujours en place.
La tribune du débarcadère se prolonge par un dromos, allée processionnelle bordée de criosphinx entre les pattes desquels se tiennent des statuettes osiriaques portant à l’origine les noms de Thoutmôsis IV et d’Amenhotep III, que Ramsès II remplaça par le sien.
Le long de l’allée sont disposées quelques stèles commémoratives, sans doute bien plus nombreuses à l’époque pharaonique, car le dromos était l’une des principales voies festives empruntée par la triade thébaine – Amon, Mout et Khons – et son cortège lors des grandes processions annuelles, telles que la fête d’Opet ou la « Belle Fête de la Vallée ». Des parterres et bosquets devaient agrémenter les abords, où les fouilles ont mis en évidence un système d’irrigation destiné à alimenter les cultures.
À l’époque tardive, l’ensemble formait un vaste parvis, dont la chapelle-reposoir de Psammétique, usurpée par Achôris de la XXIXème dynastie, a été restaurée et est actuellement accessible aux visiteurs.
Le premier pylône, aux blocs grossièrement taillés et sans décoration, est resté inachevé. Il date pour l’essentiel de la XXXème dynastie. Large de cent treize mètres, il mesure quinze mètres d’épaisseur à sa base et quarante mètres de haut. Sur sa face postérieure, l’une des tours comporte encore les vestiges d’une rampe de construction en briques crues.
La porte monumentale du pylône donne accès à la grande cour, vaste espace fermé au nord et au sud par un mur de clôture et une colonnade monumentale érigés sous la XXIIème dynastie, dite bubastide, du nom de la cité du delta du Nil dont ses souverains étaient originaires. La cour a été vidée de la plupart des statues et ex-voto qui y avaient été déposés au cours des siècles. Des bâtiments qu’elle comprenait, il subsiste une triple chapelle-reposoir des barques d’Amon-Rê, Mout et Khonsou, construite vers -1200 par Séthi II ; les vestiges d’un kiosque de Taharqa, qui fit déplacer pour la construction les sphinx du dromos devant le portique bubastide ; un petit temple reposoir édifié par Ramsès III sur le modèle du temple funéraire de Médinet Habou, avec son pylône précédé de colosses au nom du roi, une cour à portique, une salle hypostyle et un triple sanctuaire destiné à accueillir les barques divines de la triade thébaine.
Commencé par Horemheb, en partie avec des blocs provenant d’une structure d’Akhenaton, le deuxième pylône fut complété par Ramsès II et sa décoration achevée par Ramsès III. Il est précédé d’un vestibule devant lequel se dressent des statues colossales dont l’une fut usurpée par Pinedjem Ier, grand prêtre devenu pharaon à la XXIe dynastie, mais que l’on s’accorde à dater de l’époque de Ramsès II.
Contre le môle nord du pylône sont entreposés des vestiges de monuments plus anciens (en attendant une éventuelle restauration ou reconstruction), notamment des fragments massifs d’obélisques de Thoutmôsis III et de colosses brisés, ou encore un bloc de calcaire aux cartouches d’Aton provenant du temple solaire qu’Akhenaton avait fait édifier à l’est de l’enceinte d’Amon.
Le pylône fut restauré (ou complété) durant la période ptolémaïque, notamment la porte axiale qui donne sur la grande salle hypostyle.
La grande salle hypostyle fut installée par Séthi Ier, peut-être autour d’une colonnade inaugurée sous Amenhotep III. Elle est décorée en bas-reliefs, œuvre commandée principalement par Séthi Ier, tandis que les reliefs du quart sud-est, d’une facture moins soignée, sont l’œuvre de son illustre fils.
Le plafond (aujourd’hui disparu) était soutenu par 134 colonnes appareillées aux chapiteaux papyriformes, ouverts ou fermés, qui donnent à l’ensemble l’aspect d’une véritable forêt de pierres historiées. Les colonnes sont parfaitement alignées dans une immense salle de 103 mètres de long sur 53 mètres de large. Celles de l’axe médian, hautes d’environ 23 mètres, développent une circonférence, respectivement de dix puis quinze mètres, là où les chapiteaux s’ouvrent en corolles. Les supports des nefs latérales mesurent quinze mètres de haut pour une circonférence de quelque huit mètres. L’ensemble de l’édifice était recouvert d’un plafond de dalles dont la partie centrale, la plus élevée, permettait la pose de fenêtres à claustra qui dispensaient l’éclairage de la nef, alors que les bas-côtés restaient dans la pénombre, à peine éclairés par un pinceau de lumière émanant des rares ouvertures pratiquées dans le plafond.
Les murs extérieurs, qui sont consacrés à la propagande royale, évoquent les campagnes victorieuses de Séthi Ier (face nord) et de Ramsès II (face sud) en Libye et en Syro-Palestine : dans le cadre d’une iconographie toute traditionnelle, pharaon y figure en tant que garant de l’ordre cosmique, assurant le triomphe de Maât sur les forces du Mal (isfet) qu’incarnent les ennemis de l’Égypte. Ainsi, la bataille de Qadesh et le retour triomphal du pays de Retenou occupent une place privilégiée sur la face sud ; y figurent aussi les clauses du traité de paix conclu entre le roi hittite Hattousil III et Ramsès II, en l’an 21 du règne. (Source : Wikipédia)

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